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Eau et assainissement, Travaux

Sous la route, un chantier invisible

Et si l’on pouvait réparer des canalisations… sans creuser la route ? C’est le défi relevé par Lamballe Terre & Mer grâce à une technique innovante appelée chemisage. Pendant deux mois, un chantier discret mais essentiel permettra de rénover le réseau d’assainissement le long de la RD786, sur le bourg de Planguenoual, à Lamballe-Armor.

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Une technique innovante : le chemisage

Pour intervenir sur ces canalisations enterrées, pas besoin de pelleteuses ni d’ouvrir la chaussée. La technique utilisée s’appelle le chemisage et change la donne par rapport aux travaux traditionnels.

Le principe est simple : une membrane souple, constituée de feutre imprégné de résine, est introduite à l’intérieur de la canalisation existante. Une fois en place, les techniciens injectent de la vapeur d’eau à haute température.

Sous l’effet de la chaleur, la résine durcit et la membrane épouse parfaitement les parois du tuyau. Résultat : une canalisation neuve se forme à l’intérieur de l’ancienne, sans avoir à ouvrir la chaussée.

Une solution à la fois rapide, durable et beaucoup moins intrusive.

Pourquoi ces travaux ?

Comme toutes les infrastructures, les réseaux d’assainissement vieillissent avec le temps. Des fissures peuvent apparaître, les joints se fragiliser et parfois même des racines s’infiltrer dans les conduites.

Ces défauts permettent à des eaux parasites — eaux de pluie ou eaux souterraines — de s’infiltrer dans le réseau. Elles sont alors acheminées jusqu’à la station d’épuration et doivent être traitées, ce qui augmente inutilement les volumes et les coûts pour la collectivité.

Réhabiliter ces canalisations permet donc de retrouver un réseau étanche et plus performant.

Des bénéfices concrets pour tous

Ces travaux apporteront plusieurs améliorations durables :

• Moins de risques de désagrément chez les particuliers liés à d’éventuels engorgements du réseau du fait d’une restructuration de la canalisation lui permettant de retrouver toute sa capacité d’écoulement ;
• Des coûts de traitement limités, avec moins d’eaux parasites à traiter,
• Une durée de vie prolongée de plusieurs années pour les canalisations,
• Un impact environnemental limité, grâce à un réseau plus fiable et plus étanche.

Le déroulé du chantier

Les travaux se dérouleront du 6 avril au 12 juin 2026, en plusieurs étapes :

• 6 au 10 avril : inspection télévisée des canalisations
• 13 au 17 avril : analyse des résultats et préparation du chantier
• 27 avril au 8 mai : chemisage des collecteurs
• 11 au 22 mai : chemisage des branchements
• 25 mai au 5 juin : pose des pièces de raccordement (top-hat)
• 1er au 12 juin : réhabilitation des regards

La première phase — l’inspection télévisée — est essentielle. Une caméra parcourt l’ensemble du réseau afin d’établir un diagnostic précis avant toute intervention. Ces images guideront ensuite le travail des techniciens tout au long du chantier.

Quel impact pendant les travaux ?

L’entreprise ATEC, chargée du chantier, a organisé ses interventions afin de limiter au maximum les perturbations.

Une circulation alternée sera mise en place sur la RD786 uniquement sur les portions concernées par les travaux du jour. Les zones d’intervention seront réduites au strict nécessaire. Pour préserver la fluidité du trafic aux heures de pointe, l’alternat ne sera activé qu’à partir de 8h30, même si la signalisation sera installée dès 7h30. Enfin, pour informer au mieux les riverains, un flyer sera distribué dans les boîtes aux lettres avant toute intervention dans la rue concernée.