Lamballe 5°C

Objet de toutes les attentions, le plan d’eau de la Ville-Gaudu, site très apprécié bien au-delà des frontières de Lamballe ne peut plus être conservé en l’état.

 

Pourquoi modifier le plan d’eau ?

Le plan d’eau pose 3 problématiques : environnementale, sanitaire et réglementaire.

Les caractéristiques du plan d’eau (faible profondeur, réchauffement rapide) favorisent l’envasement et la prolifération de cyanobactéries dangereuses pour la santé humaine et animale. De plus, il ne permet pas une continuité écologique imposée par les directives environnementales.

Le défi dans le prochain programme sera de l’aménager de manière à concilier la qualité de l’eau et la continuité écologique, tout en renforçant l’attractivité et les usages du site.

Sur le plan de la continuité écologique,  son aménagement devra permettre 70 % de linéaire de cours d’eau du bassin librement accessibles aux poissons (contre 48 % aujourd’hui).

Le futur du plan d’eau ?


Une étude préalable à son aménagement a été confiée au cabinet Ceresa.

Après une phase de diagnostic  sur 3 mois, le cabinet a associé population dans une démarche de co-construction du scénario d’aménagement, aux travers d’ateliers participatifs, forum …

L’idée étant de tendre vers une solution réaliste, permettant d’intégrer le maximum d’attentes de la population. Lors du Conseil Communautaire du 10 octobre dernier, deux axes directeurs, valant orientations s tratégiques, ont été retenus pour l'élaboration des scénarios en phase 2 : 

  • une rivière renaturée avec un Gouëssant ne traversant plus le plan d'eau, mais circulant librement en aval ; 
  • la conservation d'une surface d'eau optimum au regard de l'existant définie en fonctions des attentes de la population, des critères de fonctionnalité des milieux naturels, de la gestion des inondations, des coûts et de la faisabiblité technique.

 

Les orientations d'aménagement retenues proposent une solution alternative maintenant le plan d'eau et la création d'un bras de contournement permettant la renaturation du Gouessant.

La continuité écologique des cours d’eau, c’est quoi?

Selon la loi, il s’agit de « la libre circulation des organismes vivants et leur accès aux zones indispensables à leur reproduction, leur croissance, leur alimentation ou leur abri, le bon déroulement du transport naturel des sédiments ainsi que le bon fonctionnement des réservoirs biologiques » (1). Et ce principe, il s’applique autant dans les milieux aquatiques que sur terre ou dans les airs.
Cette continuité écologique représente l’un des principaux critères de bon état des eaux aux dires même de la Directive Cadre sur l’Eau (directive européenne de 2000).

La Directive Cadre Européenne sur l'eau (DCE), la Loi sur l’eau et les milieux aquatiques de décembre 2006, le Plan National de gestion pour l’Anguille* et aujourd’hui les lois Grenelle 1 et 2 avec pour objectif la mise en place d’une « trame verte et bleue » convergent vers la nécessité d’assurer la continuité biologique entre les grands ensembles naturels et dans les milieux aquatiques.

L’objectif ambitieux est le retour au bon état écologique des eaux.